Pourquoi ventiler
Un logement produit de l’humidité en permanence : douches, cuisine, linge qui sèche, respiration. Si l’air ne se renouvelle pas, cette humidité se dépose sur les murs froids et les vitres. Viennent ensuite la condensation, les taches noires dans les angles, les odeurs et la peinture qui cloque. Une VMC (ventilation mécanique contrôlée) évite tout ça en renouvelant l’air en continu, sans avoir à ouvrir les fenêtres.
Les logements récents ou rénovés sont plus étanches à l’air. C’est bien pour le chauffage, mais sans ventilation efficace, l’humidité reste à l’intérieur. Une salle de bain sans fenêtre, fréquente en appartement, ne peut pas s’en passer.
Les VMC qu’on installe
VMC simple flux autoréglable
Un moteur, placé en combles ou en faux plafond, extrait l’air des pièces humides (cuisine, salle de bain, WC) par des bouches. L’air neuf entre par des entrées d’air dans les menuiseries des chambres et du séjour. Le débit est constant. C’est le système le plus simple et le moins cher.
VMC simple flux hygroréglable
Même principe, mais le débit varie selon l’humidité : la VMC extrait davantage quand on se douche ou qu’on cuisine, moins le reste du temps. Elle évacue moins de chaleur qu’une autoréglable. C’est le bon choix dans la plupart des rénovations.
VMC double flux
Deux réseaux de gaines : l’un extrait l’air vicié, l’autre souffle de l’air neuf filtré dans les pièces de vie. Les deux flux se croisent dans un échangeur qui transmet à l’air entrant une partie de la chaleur de l’air sortant. Elle demande de la place pour le caisson et les gaines, et un entretien régulier des filtres. Elle se prévoit plutôt en construction ou en rénovation lourde.
Remplacement d’une VMC en panne ou bruyante
Moteur qui ne tourne plus, qui vibre ou qui siffle : on remplace le caisson, on vérifie les gaines (souvent écrasées ou débranchées dans les combles) et on remet les bonnes bouches dans chaque pièce.
Entretien et contrôle
Nettoyage des bouches et du caisson, contrôle des gaines, mesure du débit aux bouches. Une VMC encrassée tourne mais n’aspire presque plus rien.
Les signes d’une ventilation insuffisante
- buée sur les vitres le matin ;
- taches noires dans les angles des murs ou au plafond de la salle de bain ;
- odeurs qui persistent après la cuisine ;
- miroir qui reste embué longtemps après la douche ;
- bouche d’extraction qui ne retient plus une feuille de papier.
Les erreurs les plus courantes
- boucher les entrées d’air des fenêtres parce qu’elles laissent passer un peu de fraîcheur : l’air ne circule plus, l’humidité reste ;
- couper la VMC pour économiser : elle consomme peu, et l’humidité coûte bien plus cher en dégâts ;
- brancher une hotte de cuisine sur le réseau de la VMC : c’est interdit, la hotte doit avoir sa propre évacuation ou fonctionner en recyclage ;
- oublier le jour sous les portes : l’air doit pouvoir passer des pièces de vie vers les pièces humides.
Comment se passe la pose d’une VMC
- Vous appelez ou vous remplissez la demande de devis.
- On vient voir le logement : pièces humides, accès aux combles ou au faux plafond, menuiseries.
- Vous recevez un devis écrit avec le type de VMC proposé et l’emplacement du caisson.
- On pose le caisson, les gaines, les bouches et, si besoin, les entrées d’air.
- On contrôle le fonctionnement et on vous explique l’entretien.
Prix d’une VMC : ce qui fait varier le devis
Le type de VMC (une double flux coûte nettement plus qu’une simple flux), le nombre de pièces humides, l’accès pour passer les gaines (combles accessibles ou faux plafond à créer), et le remplacement éventuel des entrées d’air. Le devis est gratuit et détaillé.
Une VMC avec d’autres travaux
On pose souvent la VMC au moment d’une salle de bain clé en main, quand les plafonds sont ouverts. On peut aussi la prévoir avec une climatisation gainable, qui passe ses gaines au même endroit, ou avec une pompe à chaleur lors d’une rénovation.
VMC : où on intervient
On intervient à Fréjus, à Saint-Raphaël, à Sainte-Maxime et dans toute la zone d’intervention autour de Roquebrune-sur-Argens.